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Dans le flou au musée de l'Orangerie en mai 2025

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Une expo très intello !  << Au vrai, on ne voit rien. Rien de précis. Rien de définitif. Il faut en permanence accommoder sa vue. >> Grégoire Bouillier, Le Syndrome de l'Orangerie, 2024 Ce constat, c'est celui que nous faisons tous, en premier lieu, lorsque nous contemplons le grand cycle des Nymphéas de Claude Monet. L'exposition propose d'explorer cette dimension de l'œuvre tardif du peintre comme une clé de lecture d'un pan entier de la création plastique moderne et contemporaine. C'est en effet sur les ruines de l'après-Seconde Guerre mondiale qu'une esthétique du flou s'enracine véritablement et se déploie. Le principe du discernement, qui prévalait depuis longtemps en art, apparaît alors profondément inopérant. Devant l'érosion des certitudes du visible, et face au champ de possibles qui leur est ouvert, les artistes proposent de nouvelles approches et font leur matière du transitoire, du désordre, de l...

Matisse et Marguerite au musée d'art moderne en mai 2025

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Matisse et Marguerite LE REGARD D'UN PÈRE De tous les visages peints par Henri Matisse, il en est un qui se distingue par une émotion particulière: celui de sa fille, Marguerite. L'artiste fit d'elle plus d'une centaine de portraits, depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte. Marguerite Matisse fut son modèle le plus fidèle, le seul à avoir habité son œuvre au cours de plusieurs décennies. Le peintre trouva en sa fille un modèle empathique et intrépide, prêt à l'accompagner dans ses expérimentations les plus audacieuses. Davantage que toute autre, elle permit au peintre de lâcher prise et de s'aventurer en territoires inconnus. «Ce tableau veut m'emmener ailleurs», lui dit-il un jour alors qu'elle posait pour lui, «t'y sens-tu prête?» De cette profonde complicité naîtront des toiles parmi les plus belles et les plus radicales de Matisse, mais aussi de nombreux dessins, dont certains sont exposés pour la première fois en France. Réun...